Ronde de bac – 30 mars 2010 – Mona Lisa en prime

Petite récolte de milles aériens ce matin dans ma ronde de bacs verts dans le Vieux-Rosemont, à Montréal. 105. Mais qui ont néanmoins permis que le compte optezpourplus créé avec «complice» pour poursuivre l’aventure franchisse le cap des 5 000 milles. Ces trouvailles de rue sont désormais destinés à allonger la banque de milles aériens de Médecins sans frontières. Un geste que tous les détenteurs de ces primes peuvent faire d’un clic selon des modalités expliquées dans le billet de ce carnet «Donner Aéroplan».

Pendant cette ronde, j’ai été incapable de laisser sur le trottoir un «oeuvre» sans doute réalisée avec amour il y a plusieurs années. Je n’ai pu résister à la tentation de l’apporter chez moi.

Bain de culture pour Saku, le chien urbain.

Saku semble approuver ma décision. Il s’intéresse à la «chose». J’en suis ravie. Il était temps que les rondes de bacs contribuent à élargir sa culture.

Ronde de bac : Saku pris au piège

Et oui, elles continuent nos rondes de bacs verts à la recherche de milles aériens. Cette fois, au bénéfice de Médecins sans forntières. Petites récoltes malheureusement depuis quelques semaines. Seulement 45 milles ce matin. Mais quel rigolade m’a offert Saku au retour de notre petite marche matinale.

Il y avait, dans ce maigre mutin, un emballage de barres tendres dans lequel, si j’ai bien compris la suite, il restait quelques grenailles d’avoine ou de raisin. Saku, ayant flairé le festin possible, a attendu que je sois bien installée à mon ordinateur pour aller y voir de plus près. Résultat? Il s’est littéralement mis la tête dans le sac et s’y est retrouvé ligoté, littéralement. Comme toujours dans ces cas, Saku implore mon aide. Il sait qu’en ces matières, les humaines sont clairement plus forts que les chiens.

J’ai opté pour couper la gance de mon sac de ronde de bac, non sans avoir, au préalable, immortalisé le regard de pitou piteux de mon fidèle chien urbain pris au piège de sa gourmandise.

Salu, le chien urbain, pris au piège de sa gourmandise. Photo : Jacinthe Tremblay

Ma quête Aéroplan : une précision empruntée à André Brassard

Depuis la création de ce carnet, plusieurs visiteurs y sont atterris dans l’espoir d’en savoir plus sur le programme de fidélisation Aéroplan et, plus particulièrement, de l’opération Station déjeûner, qui invite les consommateurs à accumuler des milles aériens en buvant des mers de jus d’orange et des tonnes de céréales et en entrant, un à un, des NIP à 12 signes dans de petites fenêtres d’un site Internet créé à cet effet.

Sachez que je me livre depuis bientôt trois ans à ce petit manège imprégnée par une détermination de tous les instants de «battre la banque». Je crois y être parvenue en partie en accumultant assez d’entrées dans ce site pour avoir troqué des milles contre un vol-aller retour Montréal/Saint-Jean de Terre-Neuve.  Pas mal, quand même! Mais cette victoire n’a rien changé à ma conviction que de tels programmes de fidélisation sont des machines à vendre du vent, ou, encore mieux dit, à vendre des »illusions de prospérité». Ces mots sont d’André Brassard, le metteur en scène de dizaines de pièces de théâtre, dont les célèbres Belles-soeurs, de Michel Tremblay.

Au cours des dernières semaines, un heureux contrat m’a permis d’être plongée à temps plein dans cette oeuvre, en vue d’une exposition qui sera présentée à Montréal en 2010.  Au cours de mes recherches, j’ai relu cette merveille de petit livre d’entretiens entre Wajdi Mouawad et André Brassard intitulé «Je suis le méchant!» (Léméac). Et j’ai savouré ce passage, dans lequel celui-ci traite de l’amorce de l’histoire des Belles-soeurs : Germaine Lauzon, après avoir gagné un million de timbres-prime dans un concours, invite ses parentes et voisines à un party de collage de timbres.

«Tu sais, il y a quelque chose de résolument absurde dans cette histoire. J’ai fait des calculs : gagner un million de timbres-prime, c’est gagner, à peu près, cent livrets. Avec cent livrets, tu peux gagner à peu près un toaster. C’est absurde ce qu’elle a gagné. C’est rien du tout! En plus, les organisateurs du concours forcent la femme à mériter son million de timbres-prime, parce qu’il faut qu’elle les colle! Il faut encore qu’elle travaille. C’est de l’ouvrage, coller un million de timbres. » – André Brassard. Extrait de «Je suis le méchant»

J’ai, moi aussi,  fait des calculs. Pour accumuler les quelque 20 000 milles Aéroplan que j’ai récolté dans les bacs verts depuis les débuts de ma quête, en avril 2007, il aurait fallu que je boive environ 4000 litres de jus d’orange, que j’aurais payé, si je les avais acheté, même en vente, quelque chose comme 10 000.$.

Heuresement pour ma santé, je n’ai pas eu à user de ma salive pour enregistrer les milles aériens glanés dans les bacs verts.  Nempêche. C’est de l’ouvrage d’entrer un  NIP de 12 signes dans un site Internet pour gonfler sa banque Aéroplan de 25, 10 et, de plus en plus, de 5 milles…

Ultime ronde de bacs 2009 : mutations à l’horizon…


Ça y est. Mes pires craintes ont été confirmées ce matin. Craintes, je dois le préciser, qui se limitent au sort des promotions de milles aériens dans les contenants de jus Tropicana. Comme les actions en Bourse en 2009, leur cours s’est effondré dramatiquement au cours des dernières semaines.

Comme celui de la Bourse, le cours des milles aériens de recyclage s'est effondré en 2009

Ainsi, ma ronde de bacs verts d’une heure en ce mardi matin glacial de fin décembre n’a ajouté que 135 petits milles dans le compte Optez pour plus de «Complice» – pour des raisons évidentes, je n’indiquerai ni son nom et encore moins son sexe -.«Complice», donc, a accepté de me prêter son identité pour ouvrir un nouveau compte Aéroplan dans lequel déverser les fruits de mes récoltes de milles aériens de recyclage après que les enquêteurs de Optez pour plus eurent décrété unitaléralement que j’étais interdite de séjour dans le site internet de leur machine de marketing. «Complice» – alias de moi – a à ce jour près de 4500 milles en banque. Pas mal, tout de même, mais au prix de quels efforts!

C’est que l’introduction des sacs bleus, qui emprisonnent les matières recyclables,  combinée à la décision des penseurs de cette opération marketing frauduleusement rebaptisée Optez pour PLUS ont mis fin aux rondes couronnées de l’addition de 400 milles aériens et plus des premiers mois de 2009. Et au surplus, en cette ultime ronde de 2009, je me suis heurtée à ça!

Non, il n'y a pas 18 milles aériens sur ce contenant. Il y a 18 oranges...

Après quelques instants de découragement – et de colère -, j’ai repris ma quête, plus déterminée que jamais. En me rappelant que je pourrai encore compter sur les bonnes habitudes alimentaires de mes voisins du Vieux-Rosemont pour m’envoler encore en 2010. En comptant, entre autres, sur leur consommation de deux produits appelés «vie» et «nature» dont le cours,  jusqu’à maintenant du moins, sont les «blue chips» de ce programme de fidélisation.

Lexique : le bac vert

Le 14 janvier dernier, mon ami belge Marco, à qui j’avais fait parvenir mon conte urbain et l’adresse de ce carnet, m’écrivait ceci : « J’ai un problème, même si j’essaye de me recycler en regardant de temps la série québécoise Catherine qui est diffusés sur les chaines françaises, même si j’aime ton style, je ne comprend pas bien de quoi tu parles dans ton conte et ses suites.J’ai bien une idée, mais pas claire.Si tu pouvais m’expliquer en quelques mots, comme si j’étais un extra-terrestre (ce qui est bien le cas) de quoi il s’agit, ça me ferait chaud au cœur.» Un copain Français, Bruno, qualifiait mon conte urbain 2008 de fantastique (une façon, j’en suis certaine, de m’associer au genre littéraire en question). Philippe, un autre BELGE, n’a pas avoué son incompréhension. Normal :  il est journaliste et c’est bien connu, les journalistes comprennent TOUT.

Par empathie pour Marco, dans un premier temps, et surtout par ambition d’être comprise par l’ensemble de la planète francophone, j’entreprends donc la rédaction épisodique d’un lexique dont les billets devraient, je l’espère, se retrouver dans la nouvelle catégorie : Lexique à l’usage des non citoyens de l’Ancienne Ville de Montréal. J’ai bien pesé le poids des mots avant de décider du nom de cette catégorie. Et vous comprendrez pourquoi dans quelques instants, en lisant la définition du BAC VERT et à l’aide de quelques images.

À l'avabt, bac bleu utilisé dans la majorité des villes nord-américaines.

À l'avant, bac bleu utilisé dans la majorité des villes nord-américaines.


Sur cette photo, croquée sur un trottoir du Vieux-Rosemont, on peut voir, à l’arrière,  l’un des fameux bacs verts dont je parle régulièrement dans ce carnet. Un bac, dans mes contes urbains, correspond donc à la définition numéro 1 du mot bac dans le Larousse : Récipient, souvent de forme rectangulaire, servant à divers usages. Bac à légumes. Bac à glace d’un réfrigérateur.
En poursuivant la consultation du Larousse, j’ai mieux compris l’incompréhension de Marco. Bac.
4- Belgique. Casier à bouteilles. Bac de bière.
Les deux bacs sur cette photo sont donc des récipients de forme rectangulaire servant à divers usages, selon les écoles écolos et les usagers de ces mêmes bacs.  Bacs de dépôt de matières recyclables. Bacs de débarras de tout ce dont on ne veut plus – jouets, vêtements, vaisselle, etc. Bacs où l’on dépose des milles Aéroplan et autres objets réutilisables et possédant une valeur d’échange monétaire (de 10 à 20 cents), comme des bouteilles de bières consignées.
DÉFINITION DU BAC VERT.
Récipient de forme rectangulaire choisi de couleur verte par l’ancienne Ville de Montréal pour se démarquer de toutes les villes nord-américaines, qui avaient unaniment opté pour la BLUE BOX – lors du lancement de son programme de gestion des matières résiduelles (définition à venir), au tournant des années 1990.  Autre caractéristique qui le distingue : il est plus petit que le bac bleu.
La présence d’un bac bleu sur cette photo atteste donc d’un déménagement, à Rosemont, d’un ancien résidant d’une localité autre que l’un des neuf arrondissements de l’Ancienne Ville de Montréal maintenant regroupés avec 15 villes reconstituées de la défunte Communauté urbaine de Montréal pour former la Nouvelle Ville de Montréal. Le lien avec le site de la Nouvelle Ville de Montréal qui essaie de clarifier cette configuration municipale est sous le passage souligné. Définition quasi-impossible et n’ajouterait rien à la compréhension du propos de Cap vers 25 000 milles Aéroplan.
Par contre, une page du site de l’Arrondissement Rosemont-Petite-Patrie explique clairement ce qui devrait se retrouver dans un bac vert et contient même un lien avec des consignes de préparation du bac. Ça peut toujours servir, même ailleurs dans le monde. Les jours de collecte, par secteur de l’arrondissement, sont également indiqués dans une carte compréhensible. Il me sera donc inutile de définir pourquoi je parle de mes MARDIS Aéroplan.  Vous aurez compris que je glane entre Iberville et Saint-Michel.

Collecte des matières recyclables

Le bac vert, une fois par semaine

Boîtes de conserve, cartons de lait, bouteilles de verre et contenants de plastique : tout cela et bien d’autres objets seront recyclés, si vous les déposez dans votre bac vert plutôt que dans la poubelle. Une fois par semaine, nous ramasserons votre bac.

Pour vous procurer un bac vert, adressez vous à votre bureau Accès Montréal ou à votre éco-quartier.

Accès Montréal Téléphone :  311
Extérieur de Montréal : 514 872-0311

Éco-quartier Téléphone : 514 721-0907
ou 514 727-6775


Collecte des matières recyclables
Où : en bordure de rue, devant votre résidence
Quand : avant 8 heures, le jour prévu pour votre secteur
Comment: Nous vous invitons à consulter les consignes de préparation du bac.

Carte de la collecte des matières recyclables

Carte de la collecte des matières recyclables

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Mes excuses pour les codes : c’est comme ça faire du copier-collé avec des pages de la Ville de Montréal.