EXCLUSIF : Échange avec Henry Mintzberg sur la planification stratégique et les origines du mot management

Les visiteurs attentifs de ce carnet auront compris que je vis depuis quelque mois à Terre-Neuve et que je suis quelque chose comme une « manager » de niveau, disons, « cadre intermédiaire ». Peu de temps après mon entrée en poste, j’écrivais par courriel à HM ce rapport :

Bonjour Henry,

1- Le gouvernement fédéral a financé un exercice de planification stratégique – 30 000.$ – à « mon » OSBL
2- « Mon » OSBL n’a aucun (ZÉRO) budget de fonctionnement!!!!! – Le gouvernement fédéral ne finance par le fonctionnement des OSBL
3- Une des conclusions de l’exercice de planification stratégique est que mon OSBL doit avoir un financement pour son fonctionnement
4- Comme mon OSBL n’a aucun budget de fonctionnement (seulement de projets) – et que les subventionneurs de projets ne financent pas de salaires.
5- Ma première idée, comme « manager », a été de me congédier.
6- Ma deuxième, comme « manager », a été de me transformer en « femme de ménage » (y en a qui appellent ça la réingénierie des processus).

Pour le reste, tout va bien pour moi on The Rock*!

All the best

J.

* Les visiteurs attentifs de ce carnet savent que Terre-Neuve a comme nickname The Rock – et toutes les photos de Terre-Neuve dans ce carnet en font la preuve.

***

Réponse de HM.

Mais tu sais, J, que le mot management vient du francais, premièrement de diriger des chevaux (par “main”) et deuxièemement de faire le ménage de la maison.

So—happy managing!!

H

***

PS. Aujourd’hui, j’ai fait – au sens propre – du ménage dans des locaux d’un studio de radio à St.Johns. Et lundi, je ferai – au sens propre – du ménage dans les locaux d’un studio de radio à Labrador City. « So-happy managing » disait HM.

Un an et quelques jours plus tard, le voyage continue

Attention : billet avec des (trop) d’hyperliens.

Le 25 septembre 2010, j’annonçais dans ce carnet le début du voyage de mon livre Entretiens avec Henry Mintzberg. Depuis, j’ai parlé de quelques lancements. Sur la rue Masson, d’abord. Ensuite au Congrès mondial RH, à Montréal. Et puis à Sayabec, mon village natal. Et quelques billets, après. Et puis des silences. Et quelques billets, dont le plus récent annonçait que les Entretiens avec HM étaient au coeur d’un club de lecture dont la Lectrice était Suzanne Colpron, présidente et cofondatrice des Boulangeries Première Moisson.

Bilan du voyage ? C’est selon l’angle de la question.

$$$. J’ai fait mes frais, et plus encore.

Ventes? À ce jour, énormément moins qu’un Arlequin, et énormément plus qu’un livre de poésie à compte d’auteur.

Couverture de presse? Énormément plus que ce que n’importe quel cabinet de relations publiques aurait pu générer avec un budget de 50 000.$ – voir le billet Revue de presse )

Et puis quoi?

Et surtout, dirais-je.

Des rencontres avec des gens merveilleux qui, sur le terrain, essaient de vivre ou vivent le communautéship.
Des témoignages de quête heureuse d’une autre façon de voir et de vivre les organisations.
Des récits de gens qui explorent de nouvelles approches.
Des appels de gens qui se reconnaissent dans les propos de HM.
Des courriels de gens qui me disent que la lecture de ce livre leur a fait du bien.

Et moi?

Je suis, depuis quelques mois, une « manager ».

Quand j’ai appris la nouvelle à HM, au téléphone, il m’a dit, en rigolant, amicalement : « Mais, tu ne connais rien là-dedans!».

Je lui ai demandé, quelques semaines plus tard, par courriel : « Henry, dans quelle page de tes livres tu expliques comment se démerder quand on est dans la merde? ».

Il m’a répondu derechef, par courriel : « Aucune en particulier et toutes en général. Mon conseil : Friendly consulting… et courage. »

Et encore?

La première édition de Entretiens avec Henry Mintzberg – et ses trois réimpressions – est à quelques dizaines d’exemplaires épuisée.

Réimprimer la première édition ou en contacter une deuxième, revue et « bonifiée » : voilà maintenant la question.

—-

Billet rédigé à Saint-Jean de Terre-Neuve (le voyage continue)

Une première critique « officielle » des Entretiens et Où acheter

Une première critique « officielle » signée Rudy Le Cours, de La Presse.

Dans la version papier du quotidien montréalais La Presse de ce mercredi 20 octobre 2010, Rudy Le Cours signe la première critique « officielle » des Entretiens avec Henry Mintzberg. Elle est publiée en page 15 du cahier Affaires sous le titre « Paroles d’empêcheur de tourner en rond ». Vous pouvez la lire en cliquant ici.

Critique que je qualifie d’ « Officielle » parce que rédigée par un journaliste d’un média reconnu par la confrérie des membres de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec. Ce qui n’enlève absolument rien à l’importance à mes yeux et à l’intérêt de la critique de Pascal Savard, parue il y a quelques jours et mentionnée dans un précédent billet. Pascal est un praticien de la gestion. Rudy est un observateur des écrits sur la gestion. Leur regard et leurs propos sur ce livre sont complémentaires et tout aussi essentiels.

Je ne crois pas me tromper en résumant que Rudy a aimé ce livre qu’il présente comme « une sorte de condensé très digeste de la pensée hétérodoxe du professeur ».

Où acheter les Entretiens

Vous souhaitez lire les Entretiens ? La liste de ses points de vente, en librairie et en ligne, est disponible à l’onglet Acheter ce livre, en haut du bandeau de ce site (Henry Mintzberg et moi en rencontre à ses bureaux, juin 2009. Photo : Jacques Nadeau).

Jacques Nadeau : les photos des Entretiens et un expo

La photo qui apparaît en bandeau de ce site, comme toutes celles que l’on retrouve dans les Entretiens avec Henry Mintzberg sont l’oeuvre du photographe de presse et ancien collègue du Devoir Jacques Nadeau.

Jacques porte, depuis plus de 30 ans, son regard perspicace et humain sur les grands et petits événements qui marquent et très souvent bouleversent la vie politique, sociale et culturelle du Québec et d’ailleurs dans le monde. Plusieurs de ses photos sont passées à l’histoire. Parce qu’il sait saisir l’essence des scènes et des êtres humains immortalisés par sa caméra. Aussi parce qu’il sait « voir » les grandeurs et misères de notre petit monde.

Il est, en cela, très proche de Mintzberg, lui qui écrivait, en 1993, « Le monde est si riche et varié que si vous le voyez tel quel, vous êtes en route pour avoir l’air créatif. En passant, je ne prend pas au sérieux les gens qui disent que je suis courageux. Ça ne prend pas beaucoup de courage pour mettre des mots sur une feuille de papier – à moins, bien sûr, que vous n’ayiez une peur mortelle d’être rejeté par les biens-pensants. ». Jacques Nadeau, comme Henry Mintzberg, n’ont pas cette peur.

René Lévesque et Félix Leclerc. Photo : Jacques Nadeau

Jean Charest. Pelletée de terre. Photo : Jacques Nadeau

Si ses photos étonnent et sont même, pour certains, provocantes, Jacques Nadeau aime bien rappeler qu’il n’invente rien. Ce qu’il nous fait partager existe bel et bien dans la réalité.

Une rétrospective de quelques-unes de ses meilleures photos de presse des 30 dernières années s’ouvre dans quelques jours à Montréal. En voici les détails.

30 ans de regard sur l’actualité

Une exposition de photos de Jacques Nadeau

Du 9 au 17 octobre 2010
À la Grande place du
Complexe Desjardins de Montréal

Cette exposition réunit 68 photos grand format suspendues au-dessus de la Grande place du Complexe Desjardins. Elle se tient dans le cadre des activités soulignant les 100 ans du Devoir.

Jacques invite le public et les gens du milieu des médias et des communications à venir échanger avec lui sur le monde de l’information le lundi 11 octobre à 14 heures, sur les lieux de l’exposition.

Pour le rejoindre? Envoyez-lui un message à l’adresse jnadeeau@ledevoir.com

Et si les coopératives, les libraires indépendants et le mouvement associatif étaient la solution?

Ce titre est une question. J’ai décidé d’essayer d’explorer cette avenue pour rendre accessible les Entretiens avec Henry Mintzberg.

La bougie d’allumage de cette approche a été une proposition, formulée le printemps dernier par l’Ordre des conseillers en ressources humaines et relations industrielles agréés du Québec, de mettre ce livre en vente en ligne dans la boutique de son portail WEB. Quelques courriels au cours de l’été de la part d’une des membres de l’Ordre ont confirmé l’offre et largement contribué à ce que le livre sorte des presses à temps pour le Congrès mondial RH qui se tenait à Montréal du 27 au 29 septembre 2010. Dès son ouverture, Entretiens avec Henry Mintzberg prenait place parmi les livres de la librairie de cet événement ainsi que parmi les « Essentiels » de la boutique en ligne de l’Ordre, bien en vue sur la page d’accueil du portail.

Entretiens avec Henry Mintzberg est également disponible dans les points de vente physiques et les boutiques en ligne de la Coop Zone, de l’Université Laval; de la Coop HEC Montréal; et de la Librairie de l’École des sciences de la gestion, de l’UQAM. Et qu’on se le dise : il n’est pas nécessaire de fréquenter ces institutions pour devenir membre de ces coopératives. Tout le monde peut y adhérer et bénéficier de leurs rabais. Coût d’adhésion « à vie » : 25$.

À ce jour, trois librairies indépendantes offrent également le livre dans leurs magasins. Il s’agit de la Librairie Paulines, rue Masson, à Montréal; de la librairie Raffin, sur St-Hubert, à Montréal; et de la Librairie Poirier, au centre-ville de Trois-Rivières.

Des rencontres de présentation et d’échanges autour du contenu du livre sont également en préparation, en collaboration avec des membres de mon réseau professionnel et personnel. Je devrais enfin être présente dans des salons du livre, plus tard cet automne et au printemps 2011.

Pari risqué que cette approche de distribution ? Qu’en pensez-vous? Des idées pour élargir la diffusion? Vos suggestions et commentaires sont les bienvenus.

Un article dans ruemasson.com : vive l’hyperlocal

J’ai accordé ma première entrevue autour des Entretiens avec Henry Mintzberg à la journaliste indépendante Lisa-Marie Noël, de ruemasson.com. Il a été mis en ligne hier par Cécile Gladel, également journaliste indépendante. Ces deux membres de la belle confrérie des pigistes font aussi partie de la joyeuse bande de gens de mon quartier qui ont lancé ce « média indépendant hyperlocal » il y a quelques mois. Je leur dois d’ailleurs l’adjectif « hyperlocal », accolé à mon petit lancement d’hier, le 25 septembre. (J’y reviendrai).

Je vous invite à aller lire l’article intitulé « Pourquoi lire sur Henry Mintzberg », via le lien du paragraphe précédent ou en allant directement à http://ruemasson.com. Mais je me permets de reproduire un extrait de son introduction. « Peu de gens connaissent Henry Mintzberg. Pourtant, ce prof de McGill est une rock star dans son domaine, la gestion des entreprises. En 2006, il analysait les causes de la crise économique de 2008 (oui, 2 ans d’avance!) et en 2007, il se scandalisait que des grandes entreprises, comme BP, utilisent la notion de responsabilité sociale à des fins marketing. On commence déjà à vouloir en savoir plus », a écrit Lisa-Marie.

Même si Lisa-Marie et Cécile sont des copines à moi, elles ont traité la sortie de mon livre – en entrevue et dans le texte publié sur ce site – avec toute l’indépendance journalistique que nous revendiquons, non seulement dans notre titre de journalistes indépendantes, mais aussi que nous nous efforçons de respecter dans la pratique du métier.

En lançant ruemasson.com, je crois vraiment que Lisa-Marie, Cécile et toute l’équipe de ce média en ligne ont créé un outil pour développer l’esprit et la vie de quartier du Vieux-Rosemont. ruemasson.com fait aussi partie des pistes de sortie de la crise des médias pour les journalistes indépendants. Pas encore payant, financièrement. Du moins directement. Mais cette initiative est une exploration essentielle d’un des moyens à la disposition des journalistes de prendre et donner la parole autrement qu’en étant à la merci des quelques groupes de presse qui, au Québec, contrôlent la diffusion de l’information à des niveaux à la connaissance inégalés ailleurs.

25 septembre : Entretiens avec Henry Mintzberg part en voyage

Graphisme : Vincent Giard http://www.aencre.org. Photo : Jacques Nadeau

Il y a deux jours, mon livre Entretiens avec Henry Mintzberg est sorti des presses du Caiüs des livres, rue Masson, à Montréal. Ce qui était jusque là un fichier informatique est devenu en quelques jours un objet en trois dimensions grâce au professionnalisme et à la gentillesse du personnel de cet imprimeur de mon quartier. J’avais enfin entre les mains un livre!

J’ai pris quelques instants pour tourner les pages du seul exemplaire non emballé. Puis j’ai fait une petite tournée de livraison. Dans le parking intérieur d’un édifice en hauteur du centre-ville, j’ai remis une des grosses boîtes à Julie, de l’Ordre des conseillers et conseillères en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec. Quelques heures plus tard, mes livres ont été livrés au Palais des congrès de Montréal. Ils seront à la boutique du Congrès mondial RH, qui aura lieu à cet endroit du 27 au 29 septembre prochain. Ils seront disponibles dès la semaine prochaine à la boutique en ligne de l’Ordre. http://www.portailrh.ca. Julie était pressée mais elle a quand même pris le temps de poser le geste de tout lecteur éventuel : elle a lu la quatrième de couverture. Et elle a souri. Moi aussi…

Quatrième de couverture du livre Entretiens avec Henry Mintzberg, de Jacinthe Tremblay
J’ai ensuite fait quelques livraisons personnelles importantes. Puis, je suis passée à la Librairie Paulines, rue Masson, pour conclure avec son libraire Denis mon premier contrat de diffusion dans un établissement du genre. En après-midi, j’ai reçu la confirmation qu’il serait aussi en vente au début d’octobre à la Librairie Poirier, de Trois-Rivières. Depuis hier, la Coop Hec Montréal en a aussi des exemplaires. Ils seront dès la semaine prochaine dans sa boutique et en ligne. La Librairie Raffin de la Plaza St-Hubert, à Montréal, en a également des copies. Le réseau de distribution prend forme lentement mais sûrement. C’était le plan.

Et aujourd’hui, 25 septembre, entre 16 et 18 heures, il y aura un petit lancement amical et hyperlocal, au Café Bar l’Aquarium, rue Masson. Logique pour un livre écrit à quelques jets de pierre de cette rue commerciale de mon quartier, imprimé sur cette artère et illustré par un de mes anciens voisins de rue. Près de Masson, évidemment.

Dans un de ses textes, Henry Mintzberg écrivait qu’à l’époque où l’on croyait que la terre était plate, on pouvait penser que le centre économique du monde était Paris, Londres ou Rome. Il poursuivait en disant que depuis que nous savons qu’elle est ronde, le lieu où nous vivons en est forcément le centre – et surtout – qu’il peut centre de nos projets de développement économique. Le lancement d’aujourd’hui est largement inspiré par cette vision.

Ce qui n’empêchera pas ceux et celles qui passeront y faire un tour de découvrir une merveilleuse artiste terre-neuvienne. Mary Barry m’a fait l’honneur et l’immense plaisir d’accepter d’offrir à ce petit événement sa voie chaude, son piano et les chansons de son plus récent album, Chansons irisées, un petit bijou enregistré à Québec l’an dernier avec la bande de musiciens de Gilles Vigneault, sous la direction de Bruno Fecteau.