Réflexions autour du maquareux de vidanges (Garbage Puffin) de Witless Bay – Introduction

Réflexions autour du maquareux de vidanges (Garbage Puffin) de Witless Bay – Introduction

Hier, le 11 mai 2014, à Witless Bay, un village de la péninsule d’Avalon situé à environ une heure de St.John’s, la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador, quelque 75 bénévoles officiellement enregistrés ont récolté 5,632 livres de déchets à l’occasion du grand ménage du printemps initié, il y a six ans, par le Kinsmen Community Group. Nouveautés, cette année : la collaboration du conseil municipal, de son comité d’embellissement et des pompiers volontaires de la municipalité. Et aussi (surtout?), l’objectif d’établir le Record Guiness du plus grand maquareux (puffin) au monde construit avec des vidanges. Lire la suite

Mintzberg parmi les plus grands penseurs de la gestion au monde, encore

Voici ce que m’a appris mon alerte Google Mintzberg du jour.

Je cite le McGill Reporter du 18 novembre : « Henry Mintzberg, the Cleghorn Professor of Management Studies at the Desautels Faculty of Management, is one of four Canadians listed among the world’s Top 50 business thinkers, according to biennial rankings sponsored by the Harvard Business Review. Mintzberg, who ranked No. 30, is the author or co-author of 15 books, including the influential Rise and Fall of Strategic Planning.»

J’ignore qui a choisi Rise and Fall of Strategic Planning parmi ses livres mais je trouve ça plutôt amusant. Ce livre –
Grandeur et décadence de la planification stratégique, en français -, date de 1994 alors que Managing – Gérer, tout simplement en français, paru il y a deux ans, a gagné le prix du meilleur livre de gestion de l’année 2010 au Royaume-Uni. Cet honneur a été décerné par la British Library, entre autres.

Rise and Fall of Strategic Planning, donc, serait donc un livre influent. Pas assez, je trouve. Car ces jours-ci, de nombreux ministères imposent des exercices de « planification stratégique » très coûteux à leurs « subventionnés » à qui ils coupent par ailleurs les subventions après qu’ils aient financés ces coûteux – et souvent totalement inutiles – exercices de planification dite stratégique. (auto-pub : HM revient à quelques reprises dans mon livre sur ses critiques à l’endroit de ces exercices, et sur l’essence de ce qu’est la stratégie.

J’y reviendrai sans doute, un jour ou l’autre. D’ici là, je profite de la nouvelle de ce classement pour citer un extrait de mon livre qui traite, justement, des classements de ce genre.

Son titre est : Le gourou et les classements. J’en suis la signataire

Mintzberg a été désigné en mai 2008 comme le neuvième plus important « Business Thinker » au monde par le Wall Street Journal. Entre 2008 et 2009, il est passé de la 16e à la 33e place d’un autre palmarès, le « TOP 50 Global Business Thinker », établi par la firme Crainer Clearlove. Peu importe son rang, ces « reconnaissances » sont absentes de son curriculum vitae.

Que pense-t-il de ces classements? Sa réponse est une anecdote.

Il y a quelques années, des journalistes britanniques ont téléphoné à son bureau de l’Université McGill pour lui réclamer une entrevue. Il leur a fait savoir qu’il n’avait pas le temps. Ils sont revenus à la charge lorsqu’ils ont appris qu’il prononçait une conférence à Londres. Ils ont alors proposé de le rencontrer à son arrivée à l’aéroport d’Heathrow, à 7h30 le matin, heure locale.

HM se demandait bien quel grave enjeu méritait tout ce ramdam. Il a donc été étonné d’entendre la question suivante : « Monsieur Mintzberg, il y a beaucoup de concurrence dans votre domaine – lire les gourous du management. Comment vivez-vous cette pression? »

Il se rappelle qu’il était de mauvais poil, après un vol de sept heures sans sommeil. Il a répondu, du tac au tac : « I never set out to be the best. It’s too low a standard. It’s sounds horribly arrogant, but it’s not. I set out to be good. I compete with myself. I set out to do my best. » Je n’ai jamais cherché à être le meilleur. Ce standard est trop bas. Ça peut sembler terriblement arrogant, mais ça ne l’est pas. J’ai toujours travaillé pour être bon. Je suis en compétion avec moi-même. Je fais de mon mieux.

HM adore raconter cette anecdote et re-citer cette réponse. On la retrouve d’ailleurs, mot pour mot, dans un article de la journaliste Sharda Prashad, paru dans l’édition du 28 septembre 2009 du magazine Canadian Business. Il a toutefois apporté cet ajout. « Presumably that’s what they will put on my tombstone ». Je présume que c’est ce qu’ils mettront sur ma pierre tombale.

Un an et quelques jours plus tard, le voyage continue

Attention : billet avec des (trop) d’hyperliens.

Le 25 septembre 2010, j’annonçais dans ce carnet le début du voyage de mon livre Entretiens avec Henry Mintzberg. Depuis, j’ai parlé de quelques lancements. Sur la rue Masson, d’abord. Ensuite au Congrès mondial RH, à Montréal. Et puis à Sayabec, mon village natal. Et quelques billets, après. Et puis des silences. Et quelques billets, dont le plus récent annonçait que les Entretiens avec HM étaient au coeur d’un club de lecture dont la Lectrice était Suzanne Colpron, présidente et cofondatrice des Boulangeries Première Moisson.

Bilan du voyage ? C’est selon l’angle de la question.

$$$. J’ai fait mes frais, et plus encore.

Ventes? À ce jour, énormément moins qu’un Arlequin, et énormément plus qu’un livre de poésie à compte d’auteur.

Couverture de presse? Énormément plus que ce que n’importe quel cabinet de relations publiques aurait pu générer avec un budget de 50 000.$ – voir le billet Revue de presse )

Et puis quoi?

Et surtout, dirais-je.

Des rencontres avec des gens merveilleux qui, sur le terrain, essaient de vivre ou vivent le communautéship.
Des témoignages de quête heureuse d’une autre façon de voir et de vivre les organisations.
Des récits de gens qui explorent de nouvelles approches.
Des appels de gens qui se reconnaissent dans les propos de HM.
Des courriels de gens qui me disent que la lecture de ce livre leur a fait du bien.

Et moi?

Je suis, depuis quelques mois, une « manager ».

Quand j’ai appris la nouvelle à HM, au téléphone, il m’a dit, en rigolant, amicalement : « Mais, tu ne connais rien là-dedans!».

Je lui ai demandé, quelques semaines plus tard, par courriel : « Henry, dans quelle page de tes livres tu expliques comment se démerder quand on est dans la merde? ».

Il m’a répondu derechef, par courriel : « Aucune en particulier et toutes en général. Mon conseil : Friendly consulting… et courage. »

Et encore?

La première édition de Entretiens avec Henry Mintzberg – et ses trois réimpressions – est à quelques dizaines d’exemplaires épuisée.

Réimprimer la première édition ou en contacter une deuxième, revue et « bonifiée » : voilà maintenant la question.

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Billet rédigé à Saint-Jean de Terre-Neuve (le voyage continue)

Entretiens avec HM dans un club de lecture!

Pour suivre le « voyage » des Entretiens, j’ai commandé à « Google » de m’alerter quand il en serait fait mention dans le cyberespace. Ces alertes sont parfois liées à d’autres Jacinthe Tremblay que moi. Mais parfois, c’est bien de moi – et surtout des Entretiens – dont il est question.

C’est ainsi que j’ai été informée que Entretiens avec Henry Mintzberg sera à l’ordre du jour du Club de lecture du 29 septembre 2011 de Premières en affaires.

Liliane Colpron. Source de la photo : http://www.premieresenaffaires.com

Sa « lectrice » sera madame Liliane Colpron, présidente et cofondatrice des Boulangeries Première Moisson.

Une belle surprise et, je le souhaite, de beaux moments d’échanges pour les personnes qui participeront à cette rencontre.

Entretiens avec Henry Mintzberg : bientôt en version électronique

Une version électronique des Entretiens est à quelques manoeuvres informatiques près d’être disponible. Les détails de cette nouvelle étape sur le parcours du livre seront évidemment dévoilées sur ce site.

Dans l’intervalle, j’invite les visiteurs de ce site intéressés à passer de bons moments en compagnie du professeur Mintzberg à me faire connaître leur intérêt en m’écrivant à l’adresse jacinthe.tremblay@gmail.com.

Promis : vous serez sur la liste d’envoi de l’annonce officielle de cette mutation qui rendra ce livre disponible partout où la Toile a des tentacules.

Découvertes sur la route des Entretiens avec Henry Mintzberg

Mon silence de plusieurs semaines dans ce carnet a inquiété quelques amis. Certains en sont venus à penser – sans oser me le dire – que je vivais engloutie sous des dizaines de boîtes d’exemplaires invendus des Entretiens avec Henry Mintzberg. Ce n’est pas le cas! J’étais plutôt très occupée à gagner ma vie – autrement – et aussi à suivre le parcours du livre, c’est-à-dire à ré-alimenter « mes libraires » et à répondre à de nouvelles demandes de diffusion. Car c’est ainsi que s’est développé et continue de se développer le réseau de distribution de ce livre : à quelques exceptions près, il s’est retrouvé sur les rayons des librairies, des coopératives universitaires et de boutiques associatives à cause de demandes de leurs clients.

Mon choix de l’auto-distribution était certainement le pari de plus risqué de cette aventure. Il est aussi beaucoup plus exigeant que l’auto-édition. Dans ce cas, il était relativement facile pour moi de soumettre mes textes à des lecteurs avertis avant publication; de trouver des collaborateurs de grand talent au graphisme, aux photos et aux illustrations; de dénicher un imprimeur… Mais pour la distribution, je m’aventurais dans un terrain inconnu : le merveilleux monde des libraires. Et ce que j’y apprends m’étonne encore.

Les libraires sont un peu détectives

Je n’ai pas rendu la vie facile aux libraires. À quelques exceptions près – les librairies Paulines, rue Masson et Raffin, rue Saint-Hubert; les coops universitaires Zone, HEC et UQAM; et la boutique de l’Ordre des conseillers en ressources humaines et relations industrielles du Québec -, la quasi-totalité des autres points de vente des Entretiens se sont retrouvés dans la section « Acheter le livre » de ce carnet après avoir trouvé mes coordonnées, justement, par ce carnet !

Mais les diffusion des Entretiens ne s’arrête pas là. J’ai aussi mis à la poste des exemplaires des Entretiens réclamés par des libraires indépendants de Gaspé, de Valleyfield, de Roberval, de Saint-Anne de la Pocatière, de Gatineau, de Repentigny, de Rouyn, de Drummondville, de Trois-Rivières, entre autres. La majorité d’entre eux m’ont aussi rejoint par courriel, en découvrant mon adresse sur ce site. Certains ont communiqué avec des libraires amis proposant le livre en ligne pour connaître mes coordonnées. D’autres ont trouvé mon numéro de téléphone dans une base de données gouvernementale dont j’ignorais l’existence et sans doute liée au dépôt légal…

Ces librairies ont effectué ces démarches pour satisfaire une seule personne, malgré comme seule récompense de leurs efforts, un petit revenu de quelques dollars… J’en suis, à chaque fois, estomaquée. Et de plus en plus remplie d’admiration pour ces commerçants du savoir qui, ces jours-ci, doivent se débattre avec les Amazon de ce monde et aussi, avec la concurrence de leur semblable de l’autre côté de la rue.

Les lecteurs sont fidèles à « leur » libraire.

J’ai aussi livré des commandes à des libraires de Montréal et Québec dont les clients auraient pu très facilement trouver le livre ailleurs. De l’autre côté de la rue, justement. Et c’est une autre de mes découvertes dans ce voyage des Entretiens : plusieurs lecteurs sont d’une incroyable fidélité à « leur » libraire, au point d’être prêts à attendre quelques jours pour se mettre le nez dans le bouquin qu’ils désirent. Au point même de le payer un peu plus cher!

Des lecteurs « actifs »…

L’utilisation de ce carnet et, dans une moindre mesure, des réseaux sociaux comme Facebook et Linkedin, pour faire connaître ce livre et son parcours a également permis à des lecteurs de me faire transmettre directement leurs commentaires. Et je dois dire que si je me réjouis, bien sûr, du bel accueil réservé aux Entretiens par mes collègues journalistes, les mots de ces inconnus me comblent encore plus. Ils m’écrivent avoir aimé son caractère accessible mais surtout, ils me disent être réconfortés et inspirés par les propos d’Henry Mintzberg.

Voici des extraits de messages de quelques-uns de ces lecteurs « actifs », qui évoluent tout autant dans l’univers de la gestion, dans le monde associatif que dans le milieu syndical…

« J’ai beaucoup apprécié votre rencontre avec Mintzberg. Il porte un discours rafraîchissant. Je suis particulièrement sensible aux approches qui s’appuient sur des principes bien campés plutôt que sur des recettes. Surtout quand ces principes reflètent une vision humaniste évidente. Évidemment, les techniques existent en gestion comme ailleurs. Mais les réalités humaines sont bien trop subtiles, variables et complexes pour tenir dans des formules. » – Un gestionnaire de la fonction publique à la retraite.

« J’ai lu les Entretiens, je voudrais tellement que les cadres de tous niveaux, de tous secteurs en fassent leur livre de chevet. » – Une syndicaliste.

« Je n’avais pas ouvert les yeux sur l’importance des cadres intermédiaires et leur connaissances du terrain, et là je dois reconnaitre que HM m’a fait penser différemment. (…) Un autre passage que j’ai aimé est celui où il décrit un PDG d’une entreprise de plus de 50000 employés qui salue une de ses secrétaires par son prénom. Et bien j’apprécie car je me retrouve dans ce mode de fonctionnement, et souvent ce n’est accepté par certains dirigeants, un certain « rang hiérarchique » à respecter…. mais être proche, attentionnée, cela ne peut que fidéliser, montrer du respect…non?? C’est simplement humain… » – Une cadre du secteur de la santé, en France.

« Le livre se lit comme une belle histoire où enfin quelqu’un se lève et exprime son mécontentement des façons de gérer, le dit poliment et la balle est maintenant dans le camp des gestionnaires qui se doivent de faire un examen de conscience. Effectivement le leader «genre vedette» est de nos jours recherché. Mais arrêtons de le chercher, il s’agit d’avoir des gens qui donnent un sens à leurs façons de faire et demeurent fidèles à ce sens et il y a un genre d’effet d’entraînement positif qui s’installe. Il faut garder en tête la saine gestion financière, mais quand tout le monde travaille dans le même sens, ça se fait plus doucement. » – Un gestionnaire municipal.

Un outil de « communautéship » ?

J’ai aussi eu la confirmation, tout récemment, que des membres de mêmes organisations s’étaient livrés à la lecture collective des Entretiens ! Comme point de départ d’une réflexion sur leurs propres pratiques, et d’un désir de travailler en « communautéship ». C’est d’autant plus formidable qu’il s’agit, dans un cas, d’une entreprise et, dans l’autre, d’un syndicat. C’est bien une preuve de plus que la gestion n’est pas le propre des « affaires » mais qu’elle concerne tous ceux et celles qui veulent que « les choses se fassent ».

Revue de presse des Entretiens, à lire et à écouter

Depuis les débuts du voyage des Entretiens, le livre et moi avons croisé sur la route des journalistes – et un professionnel – qui ont cru que sa parution – et surtout les propos d’Henry Mintzberg – gagnaient à être connus. Voici donc la revue de presse des Entretiens, en date du 24 mars 2011.

À lire

Pourquoi lire sur Henry Mintzberg? paru dans RueMasson.com, sous la signature de Lisa-Marie Noël, a ouvert le bal de la couverture médiatique, avec un autre article publié dans l’édition de septembre-octobre de l’Écho sayabécois, sous la signature de Jacqueline Paquet.

Rima Elkouri, de La Presse, a publié le 4 octobre une chronique sur la gestion de la santé sous le titre Les remèdes du Dr Mintzberg. Sa diffusion sur Cyberpresse a largement contribué au rayonnement des Entretiens et au développement de son réseau de points de vente.

Plus tard en octobre – le 20 -, cette fois dans les pages économiques de La Presse, Rudy Lecours a présenté les Entretiens avec de bons mots, sous le titre Paroles d’empêcheur de tourner en rond. Elle est également disponible sur Cyberpresse

Le même jour, le psychologue organisationnel Pascal Savard, de Phénix Conseil Phénix Conseil et Dolmen Capital humain, a parlé des Entretiens dans son carnet.

La parution du livre a été annoncée dans le bulletin de nouvelles de la Faculté Desaultels de l’Université McGill.

Dans son édition du 1er décembre, le magazine Conseiller.ca, sous la signature du journaliste indépendant André Giroux, a publié, sur deux pages, un texte sur les Entretiens comportant des commentaires sur la pensée et les travaux d’Henry Mintzberg formulés par Claude Béland, l’ancien président du Mouvement Desjardins et actuel président du MÉDAC. Vous pouvez consulter cet article en format PDF ici.

Dans Le Devoir du 4 décembre, le journaliste Éric Desrosiers, dans une entrevue avec Mintzberg, cite des extraits des Entretiens.

Dans son édition du 1er janvier 2011, Finance-investissement.com a publié, sous la signature du journaliste Jean-François Barbe, le texte intitulé Le dernier pape de la stratégie se confie.

Le 15 février 2011, Valérie Colas a publié le rapport de lecture intitulé Henry Mintzberg : de gestionnaire à visionnaire, sur le site Les Férus de communication organisationnelle, un volet du portail Opossum.ca initié par Mario Asselin.

À écouter

Le 30 octobre, Jacques Languirand, le légendaire animateur de l’émission Par 4 chemins, a consacré la première heure de cette émission à Henry Mintzberg, citant à la fois des extraits des Entretiens et de Gérer, tout simplement, son plus récent ouvrage. On peut écouter monsieur Languirand ici.

Le 19 novembre, j’ai été invitée à parler des Entretiens par Louise-Marie Bouchard, animatrice de l’émission J’aime Montréal, de la station radiophonique montréalaise CIBL. Il est possible de nous écouter ici, en deuxième demie de cette émission d’une heure.