1er novembre 2009 (3)- À Montréal, quelque chose allait naître


Ce billet est le dernier d’une trilogie amorcée par les textes : 1er novembre 2009, Odeurs berlinoises à Montréal et 1er novembre 2009 (2), À Montréal, quelque chose allait mourir.

À Montréal, quelque chose allait naître

En sortant du viaduc entre Van Horne et Beaubien, rue Saint-Laurent, à Montréal, le 1er novembre 2009, – premier jour du mois des morts dans le calendrier catholique et jour d’élections municipales dans la Cité,  j’ai eu la certitude que «quelque chose allait naître» ce jour-là. Quoi? Plus d’un mois après le levée du brouillard – du smog? -, ce matin-là, je le saurais encore le dire ou le prédire. Ni même prévoir dans quelle zone du temps et de l’espace de «quelque chose» verra le jour. Au plus, esquisser des pistes diffuses et enligner quelques faits, peut-être porteurs de «quelques choses».

La mort de l’illusion de démocratie, à la faveur des résultats des élections municipales, a donné naissance à sa négation effrontée par le «nouveau» Gérald Tremblay.

En plus de s’attribuer les titres et fonctions de maire de Montréal – président du comité exécutif de la Ville de Montréal – maire de l’arrondissement Ville-Marie (le coeur de Montréal) – président de la Communauté métropolitaine de Montréal, le «Gérald Tremblay nouveau» a confié trois postes clé de son administration à trois candidats défaits de son parti Union Montréal. Diane Lemieux, battue dans Ahuntsic, devient sa chef de cabinet; André Lavallée, battu dans Rosemont; devient son chef de cabinet dans Ville-Marie; et Michel Labrecque; battu sur le Plateau, devient président du conseil d’administration de la Société de transport de Montréal. Dans le c… le verdict de l’électorat.  Comment désigner cette forme de gouvernance? Post stalinisme? Dictature éclairée? Révolution culturelle à la sauce Montréal? Vos qualiticatifs sont les bienvenus.

Des bourgeons de la prise de parole citoyenne, de la cohésion réelle par les réseaux virtuels et  de la  prise en charge de l’espace public par ses réels propriétaires sont en éclosion; certains sont en fleurs et devraient devenir bouquets.

Ce matin, en entrant dans l’enclos canin du Parc Lafond, dans le Vieux-Rosemont, Saku et moi avons aperçu un pneu, en position verticale, au centre du terrain. C’est le début d’un parcours d’agilité pour nos amis à quatre pattes, imaginé et déposé par un maître ou une maîtresse et offert à l’usage de tous sans autorisation des autorités municipales et sans qu’il en coûte un sou.

Aux manchettes de collusion et de corruption politico-entrepreneuriables qui occupent les unes des journaux; des gens, comme ça, répondent par la créativité, l’imagination, l’appropriation pacifique du domaine public. Il en naîtra certainement «quelques choses».

Montréal est une ville de créateurs. C’est ce qui la sauvera. Comment? Quand? Comme à Berlin, son «Mur» tombera!

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