Hommage aux vieux réparateurs


En cette première  journée de 2009,  je vous dévoile un de mes secrets. J’ai à quelques occasions utilisé les observations de mes déambulations Aéroplan comme inspiration de textes journalistiques. J’ai même – dans le cas qui suit – inventé une voisine qui n’existait pas. Je suis, dans ce court billet publié dans La Presse Affaires  du dimanche 21 octobre 2007, l’heureuse propriétaire de la balayeuse dont il est question. Sa rediffusion fait partie de mon projet de recycler, dans ce carnet, des textes déjà parus mais qui m’apparaissent encore d’une actualité brûlante, selon la formule éculée que vous connaissez. Jacinthe Tremblay

Hommage aux vieux réparateurs (en reprise)
Une voisine a trouvé une balayeuse sur le trottoir. Son propriétaire avait pris soin d’indiquer sur un papier: « Elle fonctionne ». Et comment! Cette Électrolux fabriquée à Montréal dans les années 1950 est encore capable d’arracher le mastic des fenêtres.

balayeuse Mon Electrolux 1958, silencieuse comme il ne s’en fait plus.

Cette quasi-antiquité avait sans doute été jetée parce qu’après quelques minutes d’utilisation, elle cessait de fonctionner sans raison apparente. Fallait-il la remettre à la rue? Pour en avoir le coeur net, ma voisine a consulté Aspirateurs Sanitozor de Montréal, rue Saint-Denis.

« Il y a une rondelle à côté du boyau principal. Si elle indique le un, c’est probablement la cause du problème. Faites-là tourner pour qu’elle soit à trois ou quatre. Sinon, revenez-nous voir » lui a expliqué un des vendeurs qui y travaille depuis plus de 40 ans.  Ma voisine en a profité pour acheter, pour 30.$, un balai rotatif qui élimine tous les poils de chien sur son sofa. Elle le fixe à sa vieille balayeuse qui ronronne sans s’arrêter depuis que la rondelle est à trois.

Ce commerce ne gagnera jamais de concours de design, comme ceux des vieux réparateurs d’électroménagers, de souliers ou de serrures. Mais ils sont des hauts lieux du service, du savoir-faire et de la consommation durable. Il faut les encourager. Ils nous le remettent au centuple.

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